Ascendance

  • La généalogie ascendante part d’un individu et vise à rechercher ses ancêtres. L’individu de base est appelé le de cujus. C’est l’individu qui sera à la base d’un arbre généalogique, représentation typiquement utilisée pour schématiser les relations entre les personnes. En remontant l’ascendance, on a les parents de l’individu de cujus, puis ses grands-parents, etc.
  • Le nombre d’individus double à chaque génération donc ajouter une génération à une généalogie revient à ajouter autant d’individus que déjà rencontrés jusque-là. Le nombre d’individus d’une génération N correspond à 2N-1 ou 2N si on considère le degré.
      • Par exemple pour la 9ème génération d’ancêtres d’un individu, soit le 8ème degré

      – On obtient : 28 = 256 individus de cette génération.
      – Ce qui fait donc : 29-1 = 511 individus en tout dans son arbre.

  • Avec le grand nombre d’individus potentiels qui peuvent apparaître dans un arbre généalogique, il est important de bien numéroter et ranger les informations propres à chaque individu. Pour repérer les ancêtres de manière unique, plusieurs façons de numéroter existent comme la numérotation de Sosa-Stradonitz qui peut être utilisé en généalogie ascendante. Il est conseillé d’utiliser ce numéro pour référencer tous les documents liés à un individu copies des actes, photographies, etc. ou du moins d’utiliser une méthode de classement rigoureuse.
  • Les nombres d’ascendants sont théoriques et il n’est pas forcément possible de retrouver tous les individus d’une génération, cela dépendant fortement des archives disponibles pour sa recherche. De plus ce doublement théorique du nombre d’individus à chaque génération fait qu’on arriverait à des millions d’individus en ligne directe en remontant de 1 000 ans dans le temps. Si on prend le cas de la France, on s’approcherait alors de la population totale de l’époque pour l’ascendance d’une seule personne née aujourd’hui. Il faut donc comprendre que des mariages s’opéraient entre personnes proches géographiquement, socialement, mais aussi parfois de même sang avec des degrés de consanguinité plus ou moins élevés, c’est un phénomène appelé endogamie. C’est pourquoi des personnes identiques peuvent se retrouver plusieurs fois dans un même arbre généalogique, on parle d’implexe. Ainsi Charlemagne est cité 500 fois dans l’ascendance de Saint Louis. Par convention dans la numérotation et pour éviter qu’ils soient désignés par plusieurs numéros, on attribue préférentiellement le numéro le plus petit aux personnes identiques. C’est aussi ce phénomène d’endogamie qui a poussé l’Église catholique à tenir des registres pour maîtriser la consanguinité de la population et empêcher le mariage entre cousins trop proches degré canonique.
  • La généalogie ascendante peut être pratiquée uniquement pour rechercher l’ascendance mâle d’une personne, celle qui transmet le patronyme à ses enfants, on parle de lignée agnatique. Elle peut également être utilisée pour déterminer la lignée cognatique d’une personne, c’est-à-dire les individus qui ne portent pas le même nom, en particulier la parenté par les femmes. En référence à la numérotation de SosaStradonitz, les généalogistes parlent parfois de « lignée SOSA » ou d’« individus SOSA » pour désigner les individus en ligne directe avec l’individu racine à différencier des individus « non SOSA » ne portant pas de numérotation que sont les collatéraux, frères et sœurs des ascendants directs par exemple, et les alliés (conjoints, non ascendants).
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