les Arbres

  • Un Arbre Généalogique est une représentation graphique de la Généalogie Ascendante ou de la Généalogie Descendante d’un individu, dit de cujus. Par abus de langage, cette représentation structurée des liens familiaux entre les personnes est souvent appelée arbre à l’image de l’arbre végétal mais il existe également d’autres représentations par exemple circulaire ou semi-circulaire.
  • La Généalogie du grec γενεά genea, « génération » et λόγος logos, « connaissance » est la pratique qui a pour objet la recherche de la parenté et de la filiation des personnes. La généalogie est considérée comme une science auxiliaire de l’histoire. Historiquement elle était utilisée par les gens aisés pour établir la noblesse de sang d’un individu.
  • La Généalogie Ascendante part d’un individu et vise à rechercher ses ancêtres. L’individu de base est appelé le de cujus. C’est l’individu qui sera à la base d’un arbre généalogique, représentation typiquement utilisée pour schématiser les relations entre les personnes. En remontant l’ascendance, on a les parents de l’individu de cujus, puis ses grands-parents, etc.
    Le nombre d’individus double à chaque génération donc ajouter une génération à une généalogie revient à ajouter autant d’individus que déjà rencontrés jusque-là.
    • de cujus
      – 1ère Génération – Degré 0, 1 individu – 1 individu
      Parents
      – 2ème Génération – I° Degré, 2 individus – 3 individus cumulé
      Grands-parents – aïeul
      – 3ème Génération – 2° Degré, 4 individus – 7 individus cumulé
      Arrière-grands-parents – bisaïeul
      – 4ème Génération – 3° Degré, 8 individus – 15 individus cumulé
      Arrière Arrière-grands-parents – trisaïeul
      – 5ème Génération – 4° Degré, 16 individus – 31 individus cumulé
      quadrisaïeul
      – 6ème Génération – 5° Degré, 32 individus – 63 individus cumulé
      quinquaïeul
      – 7ème Génération – 6° Degré, 64 individus – 127 individus cumulé
      sextaïeul
      – 8ème Génération – 7° Degré, 128 individus – 257 individus cumulé
      septaïeul
      – 9ème Génération – 8° Degré, 256 individus – 511 individus cumulé
      octaïeul
      – 10ème Génération – 9° Degré, 512 individus – 1 023 individus cumulé
      nonaïeul
      – 11ème Génération – 10° Degré, 1 024 individus – 2 047 individus cumulé
      décaïeul
      – 12ème Génération – 11° Degré, 2 048 individus – 4 095 individus cumulé
      hendécaïeul
      – 13ème Génération – 12° Degré, 4 096 individus – 8 191 individus cumulé
      Dodécaïeul
      – 14° Génération – 13° Degré, 8 192 individus – 16 383 individus cumulé
      etc.
  • le nombre d’individus cumulé d’une génération N correspond à 2N – 1 exemple pour la 9ème génération d’ancêtres d’un individu, on obtient 29 – 1 = 511 individus cumulé et par conséquence une génération G – 1 correspond au degré 2G – 1 exemple pour la 9ème génération 29-1 = 256 individus de cette génération. Ce doublement théorique du nombre d’individus à chaque génération fait qu’on arriverait à des millions d’individus en ligne directe en remontant jusqu’à l’époque des débuts des registres disponibles au Moyen Âge en remontant de 1 000 ans et en faisant l’hypothèse d’une génération de trente ans en moyenne, nous trouvons environs 33 génération : 233 – 1 individus, soit 8 589 934 591 individus cumulé.
  • Avec le grand nombre d’individus potentiels qui peuvent apparaître dans un arbre généalogique, il est important de bien numéroter et ranger les informations propres à chaque individu. Pour repérer les ancêtres de manière unique, plusieurs façons de numéroter existent comme la numérotation de Sosa-Stradonitz qui peut être utilisé en généalogie ascendante. Il est conseillé d’utiliser ce numéro pour référencer tous les documents liés à un individu copies des actes, photographies, etc. ou du moins d’utiliser une méthode de classement rigoureuse.
  • Les nombres d’ascendants ci-dessus sont théoriques et il n’est pas possible de retrouver tous les individus d’une génération, cela dépendant fortement des archives disponibles pour sa recherche. Il faut donc comprendre que des mariages s’opéraient entre personnes proches géographiquement, socialement, mais aussi parfois de même sang avec des degrés de consanguinité plus ou moins élevés, c’est un phénomène appelé endogamie. C’est pourquoi des personnes identiques peuvent se retrouver plusieurs fois dans un même arbre généalogique, on parle de implexe.
  • La numérotation de Sosa-Stradonitz est une méthode de numérotation des individus utilisée en généalogie permettant d’identifier par un numéro unique chaque ancêtre dans une généalogie ascendante. Elle fut mise au point par le franciscain et généalogiste Jérôme de Sosa en 1676, reprenant en cela la méthode publiée à Cologne en 1590 par Michel Eyzinger qui avait déjà utilisé ce système de numérotation.
  • Cette méthode fut reprise en 1898 par Stephan Kekulé von Stradonitz. Ce généalogiste, popularise la méthode dans son Ahnentafel-Atlas. Ahnentafeln zu 32 Ahnen der Regenten Europas und ihrer Gemahlinnen, contenant 79 tableaux d’ascendance de souverains européens et de leurs conjoints.
  • Les anglophones et germanophones connaissent cette méthode sous le nom de système de numérotation ahnentafel table des ancêtres ou méthode Eyzinger ou méthode Sosa ou méthode Sosa-Stradonitz. Cette numérotation est aujourd’hui universellement reconnue par les généalogistes et la majorité des logiciels de généalogie est compatible. Par extension, les généalogistes parlent de lignée ou de branche Sosa et d’individus Sosa à propos d’individus portant cette numérotation et donc ascendants directs de l’individu racine étudié.
    • Jérôme de Sosa en espagnol Jerónimo de Sosa fut un religieux franciscain et généalogiste espagnol du XVIIème siècle qui présenta une méthode de numérotation des ancêtres pour les généalogies ascendantes.
      Il fut lecteur en théologie au couvent de Sainte-Marie-la-Neuve à Naples. En 1676, dans son travail généalogique “Noticia de la gran Casa de los Marqueses de Villafranca”, Sosa utilisa la méthode de numérotation des ancêtres créée en 1590 par l’historien Michel Eyzinger. Cette méthode fut reprise en 1898 par Stephan Kekulé von Stradonitz, qui la popularisa.
    • Michel Eyzinger, Freiherr Michael von Aitzing ou Eitzing, (né vers 1530 à Obereitzing – † en 1598 à Bonn) est un noble autrichien, diplomate, historien et écrivain. Il conçoit une méthode de numérotation des ancêtres popularisée ultérieurement et connue aujourd’hui sous le nom de numérotation de Sosa-Stradonitz pour identifier les individus dans une généalogie ascendante.
      C’est Michel Eyzinger qui, le premier, présenta en 1590 un système mathématique de numérotation des ancêtres en généalogie, dans son livre Thesaurus principum hac aetate in Europa viventium publiée à Cologne, par Gottfried von Kempen, en 1590), traitant des maisons royales et princières d’Europe. Cette méthode fut reprise en 1676 par Jérôme de Sosa et popularisée en 1898 par Stephan Kekulé von Stradonitz.
    • Stephan Kekulé von Stradonitz (né le 1er mai 1863 à Gand – † le 5 mai 1933 à Berlin), fut un juriste, héraldiste et généalogiste allemand, qui popularisa une méthode de numérotation des ancêtres pour les généalogies ascendantes.
      Il était le fils du chimiste renommé Friedrich August Kekulé von Stradonitz, issu d’une famille noble de Bohême, et de sa femme Stéphanie Drory, de Gand.
      En 1898, il reprend un système mathématique de numérotation des ancêtres en généalogie, créé par Michel Eyzinger et préconisé en 1676 par Jérôme de Sosa, dans son Ahnentafel-Atlas. Ahnentafeln zu 32 Ahnen der Regenten Europas und ihrer Gemahlinnen (Berlin : J. A. Stargardt, 1898-1904), contenant 79 tableaux d’ascendance de souverains européens ou de leurs conjoints. Cette méthode qu’il popularisa est devenue universelle et connue comme système de numérotation de Sosa-Stradonitz.
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